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BNP Paribas
Relevé — Mai 2026
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Fin de semaine, la voiture est enfin garée. Vous ouvrez votre espace bancaire et là, la même montagne qu’à chaque fois : des dizaines de lignes à démêler. Un virement de votre plateforme de réservation, puis un autre, puis trois courses réglées en carte directement par le client, un prélèvement URSSAF, le plein de carburant, un péage, la mensualité de location du véhicule. Pour votre déclaration, il faut trier tout ça, poste par poste, à partir d’un relevé bancaire en PDF impossible à manipuler. Cette scène, des milliers de chauffeurs VTC et de taxis la répètent chaque mois. La bonne nouvelle : convertir vos relevés en Excel ou CSV transforme cette corvée en une affaire de quelques minutes, et remet de l’ordre dans toute votre comptabilité de chauffeur. Ce guide vous montre comment, de A à Z.
La réalité comptable d’un chauffeur VTC ou taxi : ce que vos relevés doivent raconter
Première chose à savoir, et elle change tout : en tant que chauffeur VTC ou taxi, vous ne relevez pas d’une profession libérale. Votre activité de transport de personnes est classée en Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC), dans la catégorie des prestations de services. Concrètement, la déclaration n° 2035 (réservée aux BNC) ne vous concerne pas : votre monde, c’est le BIC. Retenez-le, car la plupart des guides « indépendants » mélangent les deux et vous emmènent dans le mauvais formulaire.
Deux régimes fiscaux existent selon vos recettes, et ils ne demandent pas le même travail sur vos relevés.
Le micro-BIC s’applique de plein droit tant que vos recettes annuelles de prestations de services restent sous le seuil réglementaire (de l’ordre de 83 600 € ; un plafond revalorisé périodiquement — vérifiez le montant en vigueur). L’administration applique alors un abattement forfaitaire de 50 % (avec un minimum de 305 €) censé représenter l’ensemble de vos charges. Attention au piège classique : ce sont bien 50 % en services BIC, à ne surtout pas confondre avec les 34 % du micro-BNC des libéraux. En micro, vous ne détaillez pas vos dépenses, mais vous devez tenir un registre des recettes propre et daté.
Au-delà du seuil, ou sur option, vous basculez au régime réel BIC, matérialisé par une liasse fiscale (déclaration de résultats et ses annexes). Là, chaque dépense professionnelle compte : carburant ou recharge, location ou amortissement du véhicule, assurance, entretien, péages, commission de plateforme, cotisations. Toutes viennent réduire votre bénéfice imposable. Il faut donc tenir à la fois un registre des recettes et un suivi détaillé des dépenses, appuyé par vos relevés bancaires et vos justificatifs.
Dans les deux cas, un principe non négociable : séparer le professionnel du personnel. Un compte bancaire dédié à votre activité (fortement recommandé) rend vos relevés exploitables directement. Vos versements de plateforme, vos courses encaissées, vos cotisations URSSAF (vous relevez du régime des travailleurs indépendants), votre carburant, votre véhicule : tout transite par ce compte et se retrouve, ligne par ligne, sur votre relevé.
À retenir : que vous soyez au micro-BIC ou au réel, votre relevé bancaire est la source de vérité de votre comptabilité. Encore faut-il pouvoir le lire dans un tableur.
Pourquoi le PDF de relevé bancaire est un cul-de-sac
Votre banque vous livre vos relevés en PDF. C’est parfait pour lire, catastrophique pour compter. Un PDF est une image figée du texte : les colonnes que votre œil perçoit n’existent pas pour un tableur. Et pour un chauffeur, le problème est décuplé — vous n’avez pas trois lignes par mois, mais souvent des dizaines, entre versements de plateforme et courses encaissées.
Résultat quand vous tentez le copier-coller vers Excel :
- Les montants et les dates atterrissent dans une seule colonne, mélangés.
- Les libellés longs (VIR, PRLV, CB) se scindent sur plusieurs lignes.
- Les soldes intermédiaires viennent polluer vos totaux.
- Un relevé de plusieurs pages devient une heure de nettoyage manuel — et une source d’erreurs de saisie.
Passer par un fichier Excel (.xlsx) ou CSV change tout. Une fois vos transactions dans des colonnes nettes (date, libellé, débit, crédit), vous pouvez :
| Ce que vous ne pouvez PAS faire sur un PDF | Ce que vous faites en 2 clics sur Excel/CSV |
|---|---|
| Trier vos courses par date ou par montant | Trier / Filtrer sur n’importe quelle colonne |
| Ventiler par catégorie (carburant, péages, véhicule…) | Colonne « catégorie » + tableau croisé dynamique |
| Additionner vos recettes du trimestre | =SOMME() en une formule |
| Importer dans un logiciel de compta | Import CSV natif (Pennylane, etc.) |
| Repérer un versement plateforme manquant | Filtre + mise en forme conditionnelle |
Le CSV est le format d’échange universel, idéal pour importer dans un logiciel comptable. Excel est plus confortable pour travailler visuellement, catégoriser et faire vos totaux. Vous aurez souvent besoin des deux.
Méthode pas-à-pas : de vos relevés PDF à une compta exploitable
Voici le workflow complet, celui que vous répéterez une fois par mois en moins de dix minutes.
1. Récupérer vos relevés PDF
Connectez-vous à votre espace bancaire et téléchargez les relevés officiels de votre compte professionnel, mois par mois. Privilégiez toujours le relevé officiel plutôt qu’une capture d’écran de l’historique : il fait foi et contient tout (dates de valeur, libellés complets, soldes).
2. Convertir le PDF en Excel ou CSV
C’est l’étape qui vous faisait perdre des heures. Un outil comme BankStatementLab lit votre relevé bancaire PDF et le restitue en Excel, CSV ou JSON en quelques secondes, avec les dates et les montants extraits fidèlement, prêts à trier. Vous déposez le PDF, vous récupérez un tableur propre — la mécanique pas-à-pas est détaillée dans notre guide relevé bancaire PDF → CSV. Point important pour un professionnel qui manipule des données financières : le fichier PDF source n’est pas conservé après extraction — nous y revenons plus bas.
3. Catégoriser vos transactions
Ajoutez une colonne « Catégorie » dans votre tableur et affectez chaque ligne. Comme vos libellés reviennent d’un mois sur l’autre (le nom de votre plateforme, votre station habituelle, votre télépéage), la lecture des libellés devient vite un réflexe. Voici une grille de départ adaptée à un chauffeur :
| Catégorie | Exemples de libellés sur le relevé | Nature |
|---|---|---|
| Versements plateforme | Virements de votre plateforme de réservation | Recette |
| Courses réglées directement | Encaissements CB, dépôts d’espèces | Recette |
| Carburant / recharge | Stations-service, bornes de recharge | Dépense pro |
| Péages & stationnement | Télépéage, parkings | Dépense pro |
| Véhicule | Location, crédit/leasing, entretien, assurance auto | Dépense pro |
| Cotisations sociales | URSSAF | Dépense pro |
| Frais bancaires & abonnements | Frais de compte, applications, télécom | Dépense pro |
| Prélèvements personnels | Virements vers compte perso, dépenses privées | Hors résultat |
Une fois catégorisées, un tableau croisé dynamique (TCD) vous donne instantanément le total par poste. Une nuance essentielle selon votre régime : au micro-BIC, vous ne déduisez pas ces dépenses une à une (l’abattement de 50 % est censé les couvrir) — mais les catégoriser reste précieux pour piloter votre trésorerie et vérifier si le réel deviendrait plus avantageux. Au réel, cette ventilation est directement la base de votre déclaration de résultats.
4. Traiter la commission de plateforme
C’est la spécificité comptable du métier. Vos versements de plateforme arrivent le plus souvent nets de commission : la plateforme a déjà prélevé sa part avant de vous virer le solde. Or, au réel comme pour apprécier votre seuil de chiffre d’affaires, c’est votre recette brute (avant commission) qui compte, la commission étant ensuite une charge. Votre relevé bancaire, lui, ne montre que le net encaissé. Pensez donc à récupérer le décompte fourni par votre plateforme pour reconstituer le brut et isoler la commission. Ne les confondez jamais : le net du relevé n’est pas votre chiffre d’affaires.
5. Rapprocher et transmettre
Vérifiez que le solde de fin de votre tableur correspond au solde du relevé : c’est votre garde-fou anti-oubli. Puis transmettez à votre expert-comptable un fichier propre, catégorisé, plutôt qu’une pile de PDF. Vous verrez plus loin pourquoi cela pèse directement sur vos honoraires — et pourquoi l’automatisation du rapprochement commence toujours par une bonne extraction de vos relevés.
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Exemple concret : un mini-relevé de chauffeur décrypté
Voici à quoi ressemble un extrait de relevé une fois converti en tableur et enrichi d’une colonne « Catégorie ». Les libellés sont volontairement génériques, comme ce que vous verrez réellement sur votre compte. En quelques secondes, chaque ligne trouve sa place entre recette, dépense professionnelle et mouvement privé hors résultat.
| Date | Libellé | Montant (€) | Catégorie | Nature |
|---|---|---|---|---|
| 03/06 | VIR PLATEFORME RESERVATION | +1 842,30 | Versement plateforme (net) | Recette |
| 06/06 | CB COURSE CLIENT DIRECT | +58,00 | Course réglée directement | Recette |
| 09/06 | VIR PLATEFORME RESERVATION | +1 615,80 | Versement plateforme (net) | Recette |
| 11/06 | CB STATION CARBURANT | −92,40 | Carburant / recharge | Dépense pro |
| 14/06 | PRLV TELEPEAGE | −38,60 | Péages & stationnement | Dépense pro |
| 17/06 | PRLV LOCATION VEHICULE | −620,00 | Véhicule | Dépense pro |
| 20/06 | CB ENTRETIEN VEHICULE | −145,00 | Véhicule | Dépense pro |
| 24/06 | PRLV COTISATIONS URSSAF | −372,10 | Cotisations sociales | Dépense pro |
| 26/06 | FRAIS TENUE DE COMPTE | −7,90 | Frais bancaires | Dépense pro |
| 28/06 | VIR COMPTE PERSONNEL | −1 500,00 | Prélèvement personnel | Hors résultat |
Le total des recettes encaissées ressort à 3 516,10 € (1 842,30 + 58,00 + 1 615,80), et celui des dépenses professionnelles à 1 276,00 € (92,40 + 38,60 + 620,00 + 145,00 + 372,10 + 7,90). Le prélèvement personnel de 1 500,00 € reste hors résultat : il ne se déduit pas et ne constitue pas une charge. Deux réflexes à garder en tête : d’une part, les 3 516,10 € sont des versements nets de commission — votre chiffre d’affaires brut à déclarer est plus élevé, commission comprise (voir l’étape 4) ; d’autre part, au micro-BIC ces dépenses ne se déduisent pas ligne à ligne, l’abattement de 50 % s’en charge. Reproduisez ce classement mois après mois et votre comptabilité se construit toute seule.
Faire soi-même ou déléguer : où placer le curseur
Beaucoup de chauffeurs hésitent entre tout confier à un comptable et tout faire eux-mêmes. La vraie réponse est intermédiaire : automatisez la préparation, déléguez le conseil.
- En micro-BIC, vous pouvez très bien gérer seul. Un simple registre des recettes issu de vos relevés convertis suffit, complété par le suivi de votre trésorerie. L’expert-comptable devient optionnel.
- Au réel BIC, l’accompagnement d’un professionnel sécurise votre liasse fiscale. Un centre de gestion agréé (CGA) — l’équivalent, pour les BIC, de ce que sont les associations de gestion pour les libéraux — peut apporter une vérification de cohérence de vos écritures. Les frais de comptabilité, eux, sont une charge déductible au réel.
Dans tous les cas, votre comptable est payé au temps passé. Lui fournir un fichier Excel catégorisé plutôt que des PDF bruts, c’est autant d’heures de ressaisie qu’il ne facture pas. Un dossier propre = des honoraires allégés et un risque d’erreur réduit sur votre déclaration. C’est le meilleur retour sur investissement de votre soirée compta.
Les pièges à éviter
Quelques erreurs récurrentes coûtent cher au moment de la déclaration :
- Confondre BIC et BNC. Vous êtes en BIC, prestations de services : oubliez la 2035 et l’abattement de 34 %, ce sont 50 % et une liasse BIC qui vous concernent.
- Prendre le versement net de plateforme pour votre chiffre d’affaires. Le net encaissé masque la commission déjà prélevée. Reconstituez toujours le brut à partir du décompte de la plateforme.
- Oublier les courses en espèces. Les règlements en liquide sont des recettes imposables au même titre que le reste. Déposez-les sur le compte pro et tracez-les.
- Mélanger compte pro et perso. Sans compte dédié, vous passerez un temps fou à trier vos lignes privées. Ouvrez un compte séparé.
- Ressaisir à la main. Chaque saisie manuelle est une occasion d’erreur (un chiffre inversé, une ligne sautée). Sur des dizaines de courses, la conversion automatique élimine ce risque.
- Attendre la dernière minute. Réconcilier douze mois d’un coup est décourageant. Faites-le mensuellement : dix minutes valent mieux qu’un week-end perdu.
- Négliger la conservation des justificatifs. Vos relevés et pièces doivent être conservés selon les durées légales applicables à votre activité.
Technique avancée : catégorisation semi-automatique et suivi de trésorerie
Une fois à l’aise, vous pouvez industrialiser. Dans Excel, une simple formule RECHERCHEV ou SI(NB.SI()) sur le libellé permet d’attribuer automatiquement une catégorie à partir de mots-clés récurrents (le nom de votre plateforme, votre télépéage, votre station habituelle). Vous ne catégorisez alors à la main que les nouvelles lignes — un gain énorme quand on brasse des dizaines de transactions par mois.
Poussez la logique plus loin avec un tableau de suivi de trésorerie : en consolidant vos relevés convertis mois après mois, vous visualisez vos versements de plateforme, vos échéances URSSAF et votre solde disponible réel. Utile pour anticiper un appel de cotisations ou la mensualité du véhicule, et pour ne jamais rouler à sec de trésorerie.
Enfin, si vous utilisez un logiciel de comptabilité, le CSV est votre passerelle : la plupart des solutions importent nativement un relevé au format tableur, ce qui automatise la saisie comptable et le rapprochement.
La confidentialité : un critère à ne pas négliger
Vos relevés bancaires révèlent vos revenus, vos horaires, vos habitudes de déplacement. Les confier à un convertisseur en ligne qui stocke vos fichiers sur ses serveurs est un risque réel.
C’est pourquoi le choix de l’outil compte. BankStatementLab ne conserve pas le PDF source après extraction : votre relevé est traité, converti, puis le fichier n’est pas stocké. Vous récupérez votre Excel ou votre CSV, et vos données bancaires ne traînent nulle part. Pour un chauffeur soucieux du sérieux de ses données, c’est un argument décisif.
L’outil fonctionne sur un système de crédits simple — 1 crédit = 1 page de relevé — avec une offre d’entrée à quelques euros par mois. De quoi couvrir largement les relevés d’un chauffeur VTC ou taxi sur l’année, même avec un compte très actif.
Trois façons de convertir un relevé : le comparatif
Toutes les méthodes ne se valent pas. Voici comment se comparent les trois approches les plus courantes, sur ce qui compte vraiment quand on tient sa compta le soir après le service.
| Méthode | Temps pour un relevé de plusieurs pages | Fiabilité des montants | Colonnes cassées ? |
|---|---|---|---|
| Ressaisie manuelle dans Excel | Long (souvent une heure ou plus) | Fragile : erreurs de saisie, chiffres inversés, lignes oubliées | Sans objet, mais tout est à taper |
| Outil PDF générique (export « vers Excel ») | Moyen | Variable : dépend fortement de la mise en page du relevé | Fréquent : dates et montants se mélangent, libellés éclatés |
| Convertisseur dédié aux relevés bancaires | Court (quelques minutes) | Élevée : dates et montants extraits fidèlement, prêts à trier | Rare : structure en colonnes nettes dès la sortie |
Pour un chauffeur qui répète l’opération chaque mois sur des dizaines de lignes, l’écart se chiffre en heures gagnées sur l’année — du temps rendu à la route plutôt qu’au nettoyage de tableur. Si vous voulez creuser, notre comparatif des logiciels d’extraction bancaire détaille les options.
Conclusion : reprenez le contrôle de vos fins de mois
Votre métier, c’est la route et le service, pas la ressaisie de colonnes cassées. En convertissant systématiquement vos relevés bancaires en Excel ou CSV, vous obtenez une comptabilité BIC claire, une réconciliation propre entre versements de plateforme et courses directes, une déclaration préparée sans stress et des échanges apaisés avec votre comptable. Le tout en quelques minutes par mois, au lieu d’un week-end perdu.
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Questions fréquentes
Combien de temps dois-je conserver mes relevés bancaires quand je suis chauffeur VTC ou taxi ?
En règle générale, vos pièces justificatives et vos déclarations fiscales se conservent couramment sur six ans, tandis que vos livres et registres comptables peuvent devoir être gardés jusqu’à dix ans, selon les durées en vigueur. Le décompte part de la clôture de l’exercice, pas de la date du document. Conservez donc vos relevés convertis en Excel ou CSV, leurs PDF d’origine et vos justificatifs (décomptes de plateforme, tickets de carburant, péages) sur toute cette période : un dossier tableur rangé par année vous fait gagner un temps précieux en cas de contrôle. Voir notre guide : combien de temps garder ses relevés bancaires.
Micro-BIC ou régime réel : lequel est le plus avantageux pour un chauffeur ?
Le repère est simple : comparez vos charges professionnelles réelles à l’abattement forfaitaire de 50 % du micro-BIC. Tant que vos dépenses pro restent sous la moitié de vos recettes, le micro-BIC est souvent plus simple et plus favorable. Mais le métier de chauffeur est lourd en charges — carburant ou recharge, location ou amortissement du véhicule, assurance, entretien, péages, commission de plateforme : ces postes dépassent fréquemment 50 % des recettes. Dès que c’est votre cas, le réel, qui déduit vos frais réels, devient généralement plus intéressant. Convertir vos relevés en tableur est justement ce qui vous permet de chiffrer vos charges réelles et de trancher en connaissance de cause.
Un chauffeur VTC ou taxi doit-il facturer la TVA ?
Le transport de personnes relève du taux réduit de 10 % (article 279 b quater du CGI). Mais tant que vous restez sous le seuil de la franchise en base de TVA, vous ne la facturez pas et vous portez la mention « TVA non applicable, art. 293 B du CGI ». Attention à un piège propre au métier : le seuil de franchise de TVA et le plafond du micro-BIC sont deux seuils différents — on peut rester au micro-BIC tout en devenant redevable de la TVA. Les seuils évoluent et diffèrent parfois entre VTC et taxi : vérifiez le montant applicable à votre situation. Une fois assujetti, vous facturez la TVA à 10 % sur vos courses mais pouvez récupérer la TVA sur vos achats professionnels.
Les versements de ma plateforme apparaissent nets de commission : comment reconstituer mon vrai chiffre d’affaires ?
C’est le point le plus délicat de la compta d’un chauffeur. Le virement que vous voyez sur le relevé est le net : la plateforme a déjà retenu sa commission. Or votre chiffre d’affaires à déclarer est le brut, commission comprise, cette dernière étant ensuite une charge (déductible au réel). Le relevé bancaire seul ne suffit donc pas : récupérez le décompte périodique fourni par votre plateforme, qui détaille brut, commission et net. Dans votre tableur, une colonne « commission » à côté du versement vous permet de reconstituer le brut ligne par ligne et d’éviter de sous-déclarer sans le vouloir.
Suis-je obligé d’ouvrir un compte bancaire professionnel ?
En entreprise individuelle, un compte strictement « professionnel » n’est pas toujours imposé : un compte séparé, dédié uniquement à votre activité, suffit. Pour les micro-entrepreneurs, l’obligation d’un compte dédié n’apparaît qu’au-delà d’un seuil de recettes franchi sur deux années consécutives (les sociétés ont, elles, leurs propres règles) — vérifiez le seuil en vigueur. Obligation ou non, un compte séparé reste vivement conseillé : avec le volume de transactions d’un chauffeur, il rend vos relevés directement exploitables, sans démêler le personnel du professionnel ligne par ligne. Voir aussi : combien de temps garder ses relevés en auto-entrepreneur.
Comment distinguer les courses réglées en espèces des versements de plateforme dans ma compta ?
Une colonne « catégorie » dans votre tableur règle le problème. Les versements de plateforme portent un libellé récurrent (« VIR » suivi du nom de votre plateforme) : ils sont faciles à isoler et à totaliser. Les courses réglées directement apparaissent en encaissements CB ou en dépôts d’espèces — pensez à déposer votre liquide régulièrement pour qu’il figure sur le relevé et devienne traçable. En séparant clairement ces deux flux de recettes, vous obtenez d’un côté le total « plateforme » (à rapprocher de ses décomptes) et de l’autre le total « direct », ce qui fiabilise votre chiffre d’affaires global.
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